Le 16 décembre 2011
Par la présente, je souhaite vous souligner mon indignation pour la période du Temps des Fêtes. Cette année, pas de congé et pas de férié pour infirmiers et infirmières à temps plein de nuit, ce qui représente 9 nuits de travails consécutives.
Pour ceux et celles qui travaillent sur le quart de jour ou de soir, un congé a été accordé pour compléter à 4 jours consécutifs de congé durant la fin de semaine coïncidant Noël ou le jour de l’an, tel que requis dans la convention collective.
Pourtant, dans l’article de la convention collective, il doit y avoir 4 jours consécutifs de congés dont 2 fériés pour la fin de semaine fêtée. Qu’arrive-t-il de ces fériés pour ceux qui sont déjà en congé durant la fin de semaine fêtée?
Ce n’est pas assez de travailler 9 nuits ou 10 jours de suite que notre chef de service nous intimide en nous disant qu’il va nous obliger à rester s’il nous accorde des fériés en prétextant qu’il y a trop de personnel en congé de maladie ou en vacances. Nous en faisons amplement. Nous sommes en haut du palmarès des urgences du Québec, nous transférons sans attendre la clientèle instable, nous restons quand il manque de personnel mais, c’est assez.
Laissez-nous souffler pour les fêtes et voir nos enfants et notre famille. Quel souvenir je leur laisserai? Ça ne vaut pas la peine de travailler ainsi quand on se fait menacer. Nous ne demandons pas une semaine de congé mais, la garantie d’avoir au moins le minimum, c'est-à-dire un férié pour Noël et pour le jour de l’an. Nous le savons que nous travaillons une de ces fêtes, mais pourquoi vous n’avez pas planifié les vacances à l’avance? Ce sont tous les autres travailleurs qui sont pénalisés.
Par ailleurs, je vous remercie de ne pas céduler à l’avance les temps partiels. De cette façon, ils ne seront pas obligés de travailler les jours non cédulés.
C’est assez!
Pourquoi offrez-vous des postes de titularisation à temps plein pour la nouvelle cohorte infirmière et que les temps partiels n’ont pas la possibilité d’obtenir une garantie de 5 jours de travail par semaine? Pourquoi travailler à temps plein quand on ne peut plus céduler des fériés. C’est vrai, je comprends.
Nous n’avons pas le droit d’avoir de vacances durant les 2 semaines du temps des fêtes. Nous n’avons pas le droit d’avoir des congés durant la semaine de relâche, ni à Pâques, ni durant la période estivale et surtout pas de vacances fractionnées, et bientôt, pas de congé après le temps des fêtes car il y a trop de personnel qui vont dans le sud. Et j’oubliais, le temps des sucres et le temps de la chasse seront mis à l’études, car nous prévoyons un manque de personnel.
Et vous, comprenez-vous que ça ne fonctionne pas? Mais, allons-nous avoir l’esprit des fêtes, du temps avec nos enfants et notre famille. Où seront les responsables de services durant les fêtes? Pourtant, ils sont responsables s’il manque de personnel et, ils font partie de l’O.I.I.Q. Ils peuvent venir nous aider s’ils le désirent, ils sont responsables. Je ne sais pas si j’aurai le cœur à l’ouvrage mais, j’ai l’impression de tomber.
C’est vrai, si je veux prendre ma pause, je me dépêche pour aller aux toilettes, ça peut attendre, je vais y aller dans 2 minutes. Vite, il y a une ambulance qui arrive avec un patient en convulsion. Heureusement que mon adrénaline restreint mon débit urinaire, je peux encore continuer. Le corps humain est bien fait!
J’y pense, ils vont peinturer les murs dans les escaliers. Les clients vont trouver ça beau, surtout les personnes en perte d’autonomie. Mais, pourquoi il n’y a pas une salle de repos pour les infirmiers et infirmières? Il y a plein de soluté dans notre vestiaire, on a de la misère à enlever notre manteau, il y a un frigidaire dans la réserve de matériel pour les secrétaires, car elles peuvent à peine se tourner à leur bureau. Le gardien de sécurité et la secrétaire entendent toute l’entrevue du triage. Notre salle de repos est un vestige pour les repas des clients. Pas de lit pour se reposer durant notre pause. J’y pense on pourrait dormir en cuiller avec notre médecin. C’est ridicule et pourtant c’est notre réalité.
Ça fait du bien d’en parler!
Je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année pareillement avec vos enfants!
D'une syndiquée FIQ, CSSS du Granit
Lettre reçu au bureau syndical.
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